Ngaoundéré: Un caporal assassiné par sa concubine

Par Maturin Petsoko - 06/12/2011

En réaction à la bastonnade de son amant, la présumée coupable s’est servie de son couteau de cuisine pour mettre fin à ses jours

 

Dans la nuit du mercredi au jeudi 1er décembre 2011, Dimassadé Nicolas, Caporal-chef de l'armée de Terre en service au centre d'instruction des forces armées nationales (Cifan) a rendu l'âme à son domicile à Ngaoundéré. Selon les informations recueillies sur les lieux, l’infortuné vivait en concubinage depuis quelques années avec la nommée Aissatou, élève en classe de 3ème dans un Collège de la ville de Ngaoundéré. De cette relation est né un enfant. Selon son bailleur, I. Edouard, les concubins ont eu des problèmes une semaine avant le drame. Ce qui a poussé la fille à s’enfuir à Garoua où son concubin est allé la chercher quelques jours après.

 

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Des éléments de la force de l'ordre emmène la présumée coupable
Selon toute vraisemblance, tout serait parti d’une histoire de salaire mal géré. Dimassadé Nicolas est allé toucher son salaire et il est revenu à la maison avec une somme de 40 000 francs. Il a payé son loyer à 20 000 FCFA, le reste, il a donné 10 000 à sa «fiancée» pour ses dossiers du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Vers 18 heures, le jeune caporal est allé prendre un pot avec ses amis dans un débit de boisson où il a dépensé les 10 000 francs qui lui restaient. Quelques heures après, il demande à sa «femme» de lui remettre les 10 000 francs de frais de dossiers pour un besoin urgent. La jeune fille refuse en prétextant que le délai de dépôt des dossiers était proche. C’est alors que l’homme en tenue commence avec ses menaces habituelles, bat la fille et la chasse de la maison. Tard dans la nuit, Aissatou reviendra avec son enfant, avec l’espoir que son homme ne sera plus sous l’effet de l’alcool. Malheureusement pour elle, la porte était soigneusement verrouillée de l’intérieur par son amant. Ne sachant où aller, elle va tenter de forcer la porte.

Accueillie par une pluie de coups de fouets qui s’abattaient sur elle, Tchak Aissatou tombe sur son couteau de cuisine et poignarde le caporal-chef à trois reprises. L’infortuné rend l'âme sur-le-champ. Sans toutefois aviser les voisins de ce qui venait de se passer, Aissatou va se refugier chez sa grande-sœur qui réside à Dang, localité située à une dizaine de kilomètres de la ville de Ngaoundéré. C'est au petit matin que ses voisins découvrent le corps sans vie du Caporal-chef gisant dans une marre de sang. Aussitôt, la police est alertée et après quelques enquêtes, la présumée coupable est retrouvée. Abasourdie, Aïssatou fond en larmes et passe aux aveux complets. La présumée coupable a été conduite à la gendarmerie pour des besoins d’enquête et le corps de Dimassadé Nicolas conduit à la morgue du Cifan.

 





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