Le Ministre de la santé invite les infirmiers à ne pas faire grève

Par Idriss Linge - 26/04/2012

Il assure que leurs préoccupations sont en examen

 

Le ministre Mama Fouda en charge de la Santé publique, a signé un communiqué où il invite les personnels du corps des infirmiers, à continuer de prodiguer convenablement des soins aux malades qui se présenteraient dans leurs services. Le communiqué du ministre fait suite au mot d’ordre de grève annoncé par les infirmiers des hôpitaux publics de première catégorie à partir du 23 avril 2012. Ces personnels médicaux sanitaires des hôpitaux de première catégorie, réclament un prolongement de leur retraite à 60 ans, et aussi que leur soit allouée leur quotte part sur les bénéficies que génèrent les hôpitaux, en raison du travail qu’ils y font. Le communiqué du ministre a fait savoir que pour la date de mise en retraite, cela ne dépendait pas de lui uniquement. Cela serait une longue procédure, avec l’implication de plusieurs départements ministériels, avec en tête celui de la Fonction publique. Pour ce qui est des revendications de quotte part de dividende des bénéfices d’hôpitaux, le communiqué laisse entendre qu’on ne peut négocier un montant homogène pour toutes les structures, et qu’il faudrait que cela se discute avec les responsables hôpital par hôpital et en fonction des marges de bénéfice réalisées par chacun d’eux. Le ministre a enfin tenu à faire savoir que des discussions sont engagées au sein du gouvernement pour trouver une solution durable à leurs préoccupations.

 

© cename.net

Difficile pour l’heure de savoir si le communiqué du ministre suffira à calmer les uns et les autres dans le corps des personnels de santé. Certains responsables du syndicat de ce corps de métier ont fait savoir qu’ils comptaient grever jusqu’à ce que le chef de l’Etat Paul Biya revoie le départ en retraite à 60 ans et non à 55 ans parce qu’à cet âge explique une parmi eux, le personnel a la capacité de comprendre et de former les autres. Nous tirons sur la sonnette d’alarme, pour que les pouvoirs publics prennent finalement en compte nos doléances faute de quoi nous passerons à la phase active. Cette fois nous avons assuré le service minimum, la prochaine fois, ce sera le blocus total de l’hôpital, apprend-on de certains infirmiers de l’hôpital centrale de Yaoundé. La lettre annonçant le mot de grève particulièrement suivi, mentionne entre autres revendications, l’application de la convention collective des hôpitaux de 1ère catégorie, la fin de la maltraitance des personnels et la mauvaise gestion financière et technique des hôpitaux. La prise en charge gratuite des personnels et de leur famille nucléaire, la fin des répressions contre les délégués du personnel et syndicaux dans l’exercice de leurs fonctions, en violation de la convention 087 sur la liberté syndicale et de la protection du droit syndical de l’Organisation internationale du travail (Oit) ratifiée par le Cameroun en 1948, le mauvais classement des personnels de santé contractuel, le détournement des malades, ainsi que l’aménagement du statut particulier des corps de la santé publique.

 





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