Yêm scrute la fatalité et le destin dans « Cette terre mienne»

Par Louise Nsana (stg) - 24/05/2016

Dans son roman paru aux éditions Jets d’encre, l’auteur camerounais relate en 160 pages la vie de Marcel, jeune médecin noir, qui perd sa femme dans un accident de la route, et avec elle le bonheur

 

Un récit de 160 pages ponctué de rebondissements. C’est le volume du roman «Cette terre mienne» commis par l’auteur camerounais Yêm et paru aux éditions Jets d’encre. Ledit ouvrage raconte la vie d’un homme dont les nombreux rebondissements imposent aux lecteurs, de garder à l’esprit qu’il est impossible de maitriser son destin ou d’empêcher la fatalité de frapper les êtres qui nous sont chers.

Marcel, le héros du roman avait tout pour garder plusieurs années durant ce sourire auquel il s’était maintenant accoutumé. Il avait une carrière réussie. Il était médecin et s’attelait à soigner ses patients concisément. Son épouse, Marie-Laure, lui accordait tout son amour et d’elle il avait un fils, Eric, qui faisait sa fierté. Marcel était cité en exemple par ses collègues et même sa secrétaire se plaisait en sa présence. Avait-il besoin de quelque chose, ses amis, Charles et le Doyen, accourraient pour assouvir ses désirs.

Pourtant la vie prend bien des tournures et devient même cruelle. Eric fut atteint d’un cancer très rare, et Marie-Laure enceinte pour la deuxième fois oscillait entre la vie et la mort. Trop de choses à supporter Pour Marcel. Et comme si ça ne suffisait pas il y avait ce rêve qui revenait constamment et le perturbait, en imprimant la peur au plus profond de son être.

 

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De tonalité tragique, le roman s’achève sur la mort de Marie-Laure, l’épouse de Marcel.

«Cette terre mienne» promène également le lecteur dans le quotidien des villes africaines, sans en citer une de façon particulière. L’auteur fait un détour dans «les interminables bouchons typiques des villes africaines aux rues étroites, sinueuses, crevassées, à la signalisation routière souvent absente et même énigmatique quand elle existe. A chaque angle, à chaque coin de rue, un mendiant, une gitane entourée de ses enfants demandent l’aumône, sous l’œil railleur d’un fou qui récolte aisément sa pitance dans une poubelle. Le tout baignant dans les sonorités de tout lieu et de tout horizon».

Le Camerounais Yêm, 37 ans a gardé à l’esprit qu’il y a des choses qu’on ne peut pas changer. Cela, Charles, un autre personnage du récit l’a compris peut-être un peu à ses dépens. Lui qui doit travailler chaque jour avec un collègue qui se soucie plus de sa carrière politique que d’assumer ses fonctions à l’hôpital.

Bonheur, chagrin, déception et culpabilité sont à découvrir dans «Cette terre mienne», un roman en vente au prix de 16 euros (près de 10 000 FCFA).


A savoir

  • Cette terre mienne Par Yêm
  • Jets d'encre
  • 160 pages
  • 16 euros


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