France: remise en liberté provisoire d’un Camerounais suspecté de meurtre

Par Larepubliquedespyrenees.fr - 14/09/2016

Son arrestation remonte à un an, lorsqu’après une bagarre survenue à la sortie d’une boîte de nuit, un étudiant succombe à une lésion temporale

 

C’était le 6 septembre 2015. Après avoir passé la soirée dans une discothèque lonsoise, une demi-douzaine d’étudiants bordelais regagnent leurs véhicules. Ils sont alors pris à partie par un groupe d’individus. Parmi eux, un éducateur âgé de 26 ans, reproche à l’un des étudiants, Franck Mateus-Bichiga, d’avoir dragué sa nièce. La situation dégénère rapidement, des armes sont sorties, et s’en suit une rixe d’une rare violence.

En rentrant chez l’amie qui la loge à Lecar, le jeune Franck se plaint de maux de tête et est victime de nausées avant de perdre conscience. Son décès sera constaté à 7h15. Il présente une lésion temporale importante ayant pu être commise par un objet contondant.

L’enquête menée par le groupe criminel de la sûreté départementale en lien avec le parquet, mène à l’arrestation de trois personnes, deux Palois de 20 et 26 ans et un Billérois de 26 ans qui sont placés en détention provisoire.

 

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Depuis, l’instruction se poursuit pour «violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Parmi les trois suspects incarcérés, C. 26 ans, un grand gaillard d’origine camerounaise, était présenté comme le meneur à l’origine du coup mortel. C’est lui qui serait allé récupérer une barre de fer et une bombe lacrymogène dans son véhicule, "avec l’envie furieuse d’en découdre". Vendredi, 9 septembre 2016, la justice a décidé de le remettre en liberté.

«Mon client reconnaît des coups mais pas le coup mortel» détaille son avocat, Me Thierry Sagardoytho. «Il y a déjà eu quatre expertises médico-légales pour savoir si c’est un coup qui a causé l’hématome dont est mort le jeune homme ou s’il y a une autre cause médicale sans rapport avec le coup donné. La discussion est toujours en cours et mon client bénéficie du doute» développe-t-il.

L’homme devrait être remis en liberté ce vendredi, un an après son incarcération. Il sera placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les autres protagonistes du drame.





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