Chronique des Relations Internationales (CRI)-Reprise

Par Intégration - 02/12/2016

Il y a des hommes qui s’imposent à l’histoire, quoi qu’on fasse. Fidel Castro était certainement de ceux-là!

 

İ Adios Comandante Castro! İ Vaya con Dios ! (1ère partie)
Il y a des hommes qui s’imposent à l’histoire, quoi qu’on fasse. Fidel Castro était certainement de ceux-là! Pour sa reprise, la CRI voulait traiter de la Francophonie qui a ouvert son 16ème sommet samedi dernier à Madagascar. Nous en étions donc à structurer le propos sur cette organisation « défaillante » lorsque la terrible nouvelle est tombée : Fidel Castro est mort ! Ce décès a suscité une émotion mondiale. Il a aussi révélé qu’une menace grave pèse désormais sur la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis d’Amérique d’une part, et sur l’ordre international déjà bien fragmentée d’autre part.

De tous les peuples de la terre est monté le sentiment de regrets et de compassion qu’inspire la mort du « Lider maximo ». Et l’on découvre que même dans sa mort, Fidel Castro est resté égal à lui-même : un homme qui ne laissait personne indifférent. On l’a aimé ou adulé jusqu’au bout. On l’a aussi détesté ou haï jusqu’au bout. Dans ce flot ininterrompu de réactions, un pays sort du lot, logiquement : ce sont les Etats-Unis d’Amérique. Le seul pays au monde ayant, actuellement, deux présidents légitimes : un en fin de fonction, Barack Obama et l’autre élu, en début de fonction, Donald Trump. On a entendu la réaction convenue de l’un, et celle chargée d’agressivité de l’autre. Autant M. Obama se situe dans le sillon du dégel diplomatique tracé depuis ce 10 décembre 2013, jour où il a serré la main de Raul Castro lors de l’hommage planétaire rendu à Nelson Mandela, autant son successeur à la Maison blanche a raté une occasion de ne rien dire. Ou plutôt, il a saisi l’occasion d’ouvrir (peut-être) une nouvelle saison pour les faucons. De lourds nuages s’amoncellent à nouveau dans le ciel cubain.

La « guerre » trumpiste sera d’autant plus aisée à gagner que « El Comandante » ne sera plus là pour contrer les assauts. L’appel du Président Hollande en faveur de la levée de l’embargo contre Cuba ne sera certainement pas entendu par M. Trump qui déclare qu’il « fera tout pour contribuer à la liberté du peuple cubain ». Dans le mot « tout », tout y est ! Y compris la force. C’est probablement ici que les mots du Président Maduro du Venezuela prennent tout leur sens. En effet, face à M. Trump qui arrive trompette sonante, pour « exorciser » le peuple cubain des démons castristes, « il faut, dit-il, poursuivre l’héritage de Castro ». Oui, « l’idéal révolutionnaire, disait déjà Castro, doit demeurer, même après ma mort ». Oserions-nous suggérer à M. Trump qu’au lieu de « tout faire », pour le peuple cubain, il lui suffit juste de lever totalement l’embargo ?

 

© Intégration
Il y a quelques jours, les grands électeurs américains élisaient M. Trump pour restaurer la grandeur « perdue » des Etats-Unis. M. Trump n’ayant jamais été élu à aucune fonction politique avant le 08 novembre 2016, aurait-il compris cette mission au premier degré ? Et n’ayant jamais rencontré Fidel Castro, faut-il comprendre à travers ses paroles que la blessure psychologique, géostratégique et mentale que les victoires castristes ont infligé aux Etats-Unis dès 1959 est encore ouverte chez de nombreux américains y compris chez celui qui en détiendra les destinées pour un mandat de quatre ans ? Quatre années qui, dans ces conditions, s’annoncent dures et éprouvantes pour l’ordre international. M. Poutine qui semble avoir la sympathie de M. Trump saura-t-il faire ce que les dirigeants de l’ex-Urss ont fait pour le monde et la petite île lors des moments les plus chauds de la guerre froide?

Rappelons que sur l’initiative de M. Obama, les Etats-Unis et Cuba ont engagé un réchauffement de leurs relations. Cette volonté de détente de M. Obama a rencontré l’adhésion des frères Castro, en particulier celle de Raul qui, en 2006, a reçu le pouvoir des mains de son frère Fidel. Depuis lors, des actions significatives ont été posées. Citons en mars 2009, l’autorisation de se rendre une fois par an à Cuba accordée aux citoyens américains d’origine cubaine ; en avril 2009, la fin des restrictions sur les voyages et transferts d’argent des Etats-Unis vers Cuba ; en décembre 2014, la reprise des relations diplomatiques et l’assouplissement de l’embargo suivis de la libération des trois ex-agents cubains détenus aux Etats-Unis ; en juillet 2015, la réouverture des ambassades à Washington et à la Havane et, enfin, du 20 au 22 mars 2016, la visite historique de Barack Obama à Cuba. Au moment où il s’apprête à céder le pouvoir à M. Trump, deux actions phares resteront non réalisées. Il s’agit de la fermeture de la base américaine de Guantanamo d’une part, et de la levée totale de l’embargo d’autre part. La seule certitude connue étant qu’après avoir essuyé pas moins de 638 tentatives d’assassinats de la CIA, Fidel Castro soit mort des suites de maladie. İ Adios Comandante Castro! İ Vaya con Dios ! (à suivre).


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