Cameroun: comment les employés des multinationales sont maltraités

Par Denis Emilien Atangana - 21/12/2016

Par Denis Emilien Atangana

 

Lettre ouverte au Premier ministre Camerounais

Objet : Mauvais traitement infligé aux employés camerounais dans les multinationales installées au Cameroun.

De nombreuses discussions avec nos compatriotes employés de certaines multinationales installées au Cameroun, il en ressort de nombreux abus en matière d'emploi de la part des dirigeants expatriés blancs à la tête de ces multinationales .Un exemple qui défraie la chronique depuis quelques temps est celui de la SIC-Cacao, l'une des seule usine de transformation des fèves issues de nos plantations, où un certain Mr Passera sèmerait la terreur sans aucune inquiétude.

Très souvent certains de ces dirigeants expatriés n'ont pas toujours les compétences requises pour les postes occupés, et excellent dans des abus de tout genre en particulier l'usage excessif et abusif du licenciement et par de mauvaises pratiques managériales. Le Directeur Général de Sic Cacaos est l’un de ceux-là malheureusement.

Dans un contexte où le Cameroun est engagé sur la voix « émergence » et recherche le plein emploi pour la jeunesse camerounaise, j'attire votre attention sur la nécessité pour le gouvernement d'exercer un réel contrôle des pratiques d'emploi au sein de ces multinationales et surtout de leurs bilans sociaux.

 

© Droits réservés
Au niveau du recrutement, le gouvernement camerounais doit établir des quotas et mettre en compétition les talents et les compétences locales .Il est inadmissible qu’on retrouve dans certaines multinationales des comités exécutifs entièrement composé d'expatriés. Comment peut-on admettre qu'une entreprise aussi sensible comme la SIC-Cacao, n'a que les étrangers au comité de direction notamment comme Directeur Général un Italien, Directeur Financier un ivoirien, Directeur des Achats un franco-ivoirien, Directeur des Achats un ivoirien, Directeur de la qualité un ivoirien, Directeur de l'usine un poste vacant précédemment occupé par un camerounais qui vient d’être licencié.

En l’absence des syndicats forts, il y a urgence que l'inspection du travail joue pleinement son rôle afin de contrôler et limiter les licenciements abusifs. Le contrôle d'inspection du travail et le tribunal du travail doivent être rétabli et renforcé afin de limiter les licenciements abusifs et sauvages perpétrés par les blancs dans les multinationales installées au Cameroun .Monsieur le Premier Ministre, est-il nécessaire de vous rappeler que derrière chaque salarié camerounais, on compte de nombreuses familles qui en dépendent .D'où l'urgence de vous prier de bien demander au Ministère du travail et de la sécurité sociale et au Ministère de l'emploi et la formation professionnelle de mettre sur pied une stratégie de protection de l'emploi.

Je vous prie de bien vouloir recevoir mes sentiments distingués.


A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journalducameroun.com.
  • JournalduCameroun.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques.


TOUT L'UNIVERS JOURNALDUCAMEROUN.COM

DOSSIERS

Dossiers

PUBLI-REPORTAGES

SERVICES INTERACTIFS

Forums
Petites annonces

Galeries

Photos