Ni Dieu ni les prières ne peuvent sauver le Cameroun

Par Leon Tuam - 21/12/2016

Par Leon Tuam

 

Déjà dans la religion de mes ancêtres, même un handicapé ne demande pas secours à Dieu étant assis. Il sait qu’il est arrivé au monde avec une tête et des membres pour agir ; alors, ce n’est qu’en s’acquittant de ses tâches ou en soulevant hardiment son fardeau qu’on murmure : « Dieu, soit avec moi ; suis-moi ». On sait qu’on est le centre de sa vie et s’y place.

Ce court propos dit et décrit ce qui se passe dans certaines sociétés africaines traditionnelles normales, quasi inaltérées, et qui ont refusé de se laisser défigurer et dévorer par les délires, les somnifères et mensonges spirituels et religieux venus d’ailleurs. Ce renvoi au second plan de Dieu se passe ainsi dans des milieux ruraux africains ou ses gardiens sont debout et la vie est normale.

Prenant le Cameroun comme un tout, avec ses petites et grandes villes, ses zones rurales frelatées, ses milieux scolaires et hospitaliers, ses ministères, ses marchés et commerces, ses voies de communications et productions, ses cultures (arts, musique, littérature, cinéma, cuisine, vêtements, etc.), la corruption, la trahison et l’abandon sont émétiques et font de lui un pays hautement amoral et anormal.

 

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Sur ces entrefaites, il n’y a que la volonté, la force, le courage et la résolution ferme du peuple transformés en Puissance incendiaire qui calcine toutes les crasses décennales et générationnelles recouvrant le pays, pour lui restituer la moralité et la normalité qui fondent la force et le progrès des peuples.

La démission et la trahison au Cameroun sont multidimensionnelles et partagées. Et sachons que ni Dieu ni les prières jamais n’ont fait évoluer les peuples. Les dirigeants du Cameroun porteurs et semeurs du chaos l’ont laissé partout dans le pays. Le pays est trop sale, et l’action et la lutte libératrice de ses enfants doivent être la priorité.

Ni Dieu ni les prières ne peuvent sauver ce pays. Il faut déloger Dieu et les prières du centre de nos vies pour nous y placer. Ce Dieu n’a pas besoin de la place éminente que d’aucuns lui donnent, vus les rancœurs, les misères, les vices et pratiques lucifériennes où baigne le pays. Ce peuple doit être l’oiseau battant les ailes et Dieu un simple coup de vent accélérant son avancée.


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