RDC: 19 militants du mouvement citoyen la Lucha remis en liberté

Par RFI - 28/12/2016

Malgré la libération de ses membres mardi, le mouvement citoyen, dénonce la détention de cinq autres militants dans la capitale provinciale du Nord-Kivu

 

Dix-neuf militants du mouvement citoyen la Lucha ont été remis en liberté mardi 27 décembre. Parmi eux, Gloria Sengha, portée disparue depuis une dizaine de jours, qui a été libérée sans passer devant la justice. Les dix-huit autres militants arrêtés à Goma le 21 décembre alors qu'ils faisaient un sit-in devant le gouvernorat ont, eux, été remis en liberté provisoire. Selon le mouvement citoyen, cinq sont toujours en détention dans la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Ce sont d'abord 18 membres de la Lucha qui ont été remis en liberté provisoire mardi à Goma. Mais cinq autres sont toujours en détention dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, selon le mouvement citoyen.

Ces remises en liberté coïncident avec la libération, à Kinshasa cette fois, de Gloria Sengha, elle aussi membre de la Lucha. Cette dernière était portée disparue depuis le 16 décembre. Elle a été libérée ce mardi sans passer devant la justice.

Des libérations qui interviennent alors que l'accord signé le 18 octobre avec une partie de l'opposition appelait les autorités congolaises à adopter des mesures de décrispation.

«C’est un premier pas, mais un tout petit pas»
Pour Georges Kapiamba, le président de l'Association congolaise de l'accès à la justice, non signataire de l'accord d'octobre, ces libérations ne sont pas suffisantes.

 

© RFI/Sonia Rolley
«C’est un premier pas, mais un tout petit pas. Nous considérons que c’est un pas insignifiant. Il faudrait que le gouvernement aille de l’avant. Ces mesures ne répondent pas à celles qui ont été considérées comme urgentes par les délégués au dialogue national inclusif qui est dirigé par la Cenco, qui insistent pour que les actions engagées contre certaines personnalités de l’opposition soient abandonnées. Et pour que Jean-Claude Muyambo, Eugène Diomi Ndongala et Moïse Moni Della soient remis en liberté. Et enfin, il faudrait que les auteurs de l’enlèvement, de la détention et des tortures infligées aux militants Lucha et Filimbi soient rapidement recherchés, poursuivis et sanctionnés conformément aux lois nationales.»

Satisfaction des parties signataires
De leur côté, les parties signataires de l'accord du 18 octobre se disent satisfaites de cette libération. Pour Marie-Madeleine Kalala, chef de file de la société civile au dialogue national, cette libération est un geste de bonne volonté du gouvernement.

«Nous voulons voir ça comme un pas en avant de la part du gouvernement. Il est normal que chacun puisse y mettre du sien pour permettre à la situation d’évoluer rapidement. Ces mesures, on les attendait avec impatience et c’est bon finalement que le gouvernement ait pu libérer ces jeunes gens. Des requêtes ont été déposées au niveau du gouvernement, des demandes ont été émises concernant des cas particuliers, notamment des prisonniers politiques et je pense qu’une réponse a été donnée. Une commission va examiner au cas par cas et nous espérons que cela va continuer. Que l’on va pouvoir examiner les cas qui sont posés sur la table. Et que cela permette une véritable décrispation dans le pays.»

Encore de nombreux portés disparus
Une dizaine de membres des mouvements citoyens Filimbi, Compte à rebours et Nouvelle élite congolaise sont toujours portés disparus à Kinshasa. Parmi eux, Carbone Beni, l'un des leaders de Filimbi. Il avait été arrêté devant le siège de la Cenco alors qu'il appelait les évêques et les participants au dialogue à demander le départ de Joseph Kabila.

Par ailleurs, à Mbuji Mayi, dans le Kasaï oriental, deux membres de la Lucha arrêtés le 21 décembre et inculpés pour désobéissance civile ont été transférés en prison. Ils ont demandé leur remise en liberté provisoire.




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