"Je souffre": une nouvelle page musicale des 2 Brother’s

Par Flaure Ewane Epée - 30/12/2016

Après "Akiba", le duo camerounais est de retour sur scène avec un nouveau single dont la sortie officielle est prévue en 2017

 

L’un est graphiste, publiciste, dessinateur, peintre… un artiste complet. L’autre, lui, est musicien à temps plein. Ensemble, Yves Arnaud Mvondo Atangana et Etienne Alex Elanga Atangana forment un duo : 2 Brother’s. Ils ont en commun et en partage une passion : la musique.

Nés dans une famille où la musique fait partie du quotidien, originaires du Sud-Cameroun dans le département du Dja et Lobo, arrondissement de Zoétélé, Yves Arnaud et Etienne n’avaient respectivement que 9 et 7 ans lorsqu’ils s’exercèrent au chant. Coachés par leur tante Alice Atangana – qui faisait alors partie de la chorale « La voix du Cénacle » du Pr Gervais Mendo Zé – ils se sont très vite découverts une passion pour l’art musical.

 

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Etienne (à gauche) et Yves Arnaud (à droite).
Les premiers pas
C’est à la chorale du petit séminaire de Mbalmayo dans le Centre, que les deux frères feront leurs premiers pas. Yves Arnaud y va en premier et son frère l’y rejoint trois ans plus tard. Juste un an à chanter ensemble et ils se séparent.

Passées ses quatre années d’études supérieures couronnées par un master en direction artistique en Tunisie, Yves Arnaud retrouve son désir de transmettre des émotions en chanson, mais à ce moment, l’artiste a « le trac du show-biz ». Nous sommes en 2012. « Je ne connaissais personne au pays, je n’avais pas d’équipe et je ne voulais pas affronter ça seul », raconte-il.

 

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Etienne Alex Elanga Atangana.
De retour au Cameroun, une idée lui vient en tête. Celle de former un groupe. Juste avec son frère. Etienne est d’accord. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un essai en studio, et ça colle. Surtout, ça tombe bien. L’un d’entre eux sort d’une relation assez compliquée. Ils vont s’en inspirer pour écrire un texte. Après avoir arpenté les milieux du show-biz pendant trois ans, les « problèmes de cœur » vont accoucher d’une belle et douce mélodie : "Bb je te ya mo". C’est le tout premier single des « 2 Brother’s » sorti en mai 2015, en featuring avec Boudia.

Le titre a été travaillé avec Dj Kessy. Actuellement Dj des Featurist, c’est « l’une des têtes du milieu urbain qui nous a donné la chance de nous exprimer et de faire ce qu’on a toujours aimé faire », souligne Yves Arnaud.

Un fond de guitare, des paroles en français, en argot, mais aussi en « Fong » (une langue vernaculaire parmi celles parlées dans la région du Sud au Cameroun, Ndlr). Un style simple pour passer un message sincère : celui du regret et du pardon pour la réconciliation. Un vrai régal pour les mélomanes d’ci et d’ailleurs. En peu de temps, "Bb je te ya mo" réussit à glaner près de 40.000 vues sur YouTube. Seulement, avec une promo pas au top, le grand succès ne sera pas au rendez-vous.

 

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Yves Arnaud Mvondo Atangana.
Ils tiennent la plume à deux
Pas question d’abandonner après le premier essai. Les 2 Brother’s sont « trop passionnées » pour y songer. Ensemble, ils se remettent à écrire une nouvelle page de leur histoire. Une fois en studio avec Winney, ça donne "Roupenkou". Un son plutôt dansant, loin de la tendresse de "Bb je te ya mo" et de la spiritualité de "Akiba (Samba)", un hymne à la reconnaissance et à l’espoir. Akiba pour dire « Merci » à Samba (Dieu, Ndlr).

 

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Les 2 Brother's en concert au Majestic de Deido à Douala (Cameroun), mai 2016.
« Je souffre », le nouveau joker
Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Elle commence tout juste. "Je souffre" en est la preuve. Bientôt dans les bacs, ce single est le nouveau bijou du duo camerounais. Sa sortie officielle, en vidéo, est prévue dans les mois à venir. Inspirée d’un vécu, cette chanson raconte l’histoire de « deux personnes qui se sont connues quand ils n’avaient rien. Et maintenant qu’ils ont tout pour être heureux, ils n’ont plus le temps de se concentrer sur eux », explique Yves Arnaud, qui aura 27 ans en 2017.

Ici, le piano se mêle à la mélodie, noyé par une forte présence des cordes de guitare basse et de guitare solo. Associés à la batterie, les différents sons produits par ces instruments font non seulement partie du message, mais révèlent aussi la personnalité des deux frères.

Un refrain et des couplets tantôt en français, tantôt en « Fong ». « A minga wam zaa tobe e ma assoudze wâ bo me n’a la edzin dzam zaa bi tode ã da ma yi wã eh à minga wam », c’est une partie du refrain qui résume assez bien le discours de celui qui « souffre ». En français, « ça veut dire ma femme vient rester avec moi, pourquoi agis tu comme cela…viens on reste à la maison, j’ai besoin de toi ma femme », traduit l’artiste.

Jusqu’ici, le style reste le même : Afropop, Afrobeat !
2 Brother’s pour deux frères. Jamais « un » sans « deux », voilà leur devise à eux. Complémentaires, ils sont ! Et disposés à travailler davantage pour aller le plus loin possible…




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