Polémique en zone anglophone après le discours de Paul Biya

Par Jouranlducameroun.com avec RFI - 03/01/2017

Pour l’opposition, la réponse du président qui rejetait toute sécession de l’Etat ou retour au fédéralisme, s’assimile à un refus de dialogue afin de trouver une issue aux problèmes des anglophones

 

L’opposition au Cameroun s’insurge contre les récents propos du président Paul Biya. Dans ses vœux du nouvel an, le président a mis en garde contre la «violence de rue» et le «défi à l’autorité». Des villes anglophones ont récemment été le théâtre de grèves et manifestations, parfois violemment réprimées. Ces rassemblements ont donné lieu à des revendications sécessionnistes que le président a rejetées en rappelant que le Cameroun était «un et indivisible».

«Nous ne souhaitons pas que ce pays se désintègre. C’est pour cela que depuis plusieurs années, nous demandons au gouvernement d’avoir le courage que l’Afrique du Sud a eu, post-apartheid pour essayer de résoudre ses problèmes. Et nous pensons que les Camerounais sont encore capables de se parler et de trouver des solutions politiques aux nombreux problèmes que nous avons», a déclaré le député du Social démocratic front (SDF), Joshua Osih.

 

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A l'origine, des mouvements survenus dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, une grève d'avocats et d'enseignants pour protester contre la marginalisation décriée par les populations anglophones minoritaires de au sein d'un système institutionnel dominé selon eux par les francophones.

Dans son discours diffusé le 31 décembre 2016 sur la télévision publique, Paul Biya a indiqué que toutes les revendications soulevées dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest ont été entendues. «Elles ont, dans bien des cas, soulevé des questions de fond que l’on ne saurait négliger.

L’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertés. Et quelle que soit la pertinence d’une revendication, celle-ci perd toute légitimité, sitôt qu’elle compromet, tant soit peu, la construction de l’unité nationale. Dois-je le redire? Le Cameroun est un et indivisible! Il le demeurera»
, a-t-il souligné.




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