Journée de l'orientation scolaire au Cameroun, une messe de plus?

Par Joseph BOMDA, Conseiller d’orientation - Psychologue - 20/10/2009

Par Joseph BOMDA, Conseiller d’orientation - Psychologue

 

À la faveur de la dernière journée internationale des Enseignants, beaucoup de camerounais et bien d’autres se sont rendus compte, par voie des médias interposés, de leur désarroi. À l’unanimité, tous semblent avoir déploré que dans un contexte où c’est la grosseur des poches, parce que remplies d’argent, qui définit l’élite, les enseignants soient socialement moins considérés du fait de leur pauvreté matérielle, expliquée par certains par l’inapplication, en totalité, du décret 2000/359 définissant le statut particulier du personnel éducatif et qui d’ailleurs ne leur garantirait aucun avantage pécuniaire ou matériel. À indice égale, ils seraient moins payés que d’autres fonctionnaires pour un travail pourtant fastidieux et capital dans le développement de toute société.

Sans me les mettre à dos, je dois constater, malheureusement, qu’il n’a pas été fait grand cas de ce qu’ils sont les mieux nantis au sein de la grande maison éducation. Ils sont avantageusement mieux traités que leurs partenaires, les Conseillers d’orientation scolaire, et pis encore que leurs collègues enseignants d’EPS. Pour parler des Conseillers d’orientation que je crois mieux connaitre, quand un enseignant BAC+3 (PCEG ou PCET) gagne par mois 196 780 F CFA et un enseignant Licence + 2 (PLEG ou PLET), 203 161 F CFA, ces derniers sont à 167 915 F CFA. Un calcul simple permet de constater qu’ils ont un déficit salarial mensuel, injustifié et démotivant, de l’ordre de 35 246 F CFA sur le PLEG ou le PLET pourtant intégré au même titre qu’eux en catégorie A2, indice 465 de la fonction publique. Leur cadet indiciaire, le PCEG ou le PCET, intégré aussi en catégorie A2 mais plutôt à l’indice 430 les dépasse avec 28 865 F CFA chaque mois. N’est-ce pas paradoxal ! Ne me demandez pas comment ceci peut s’expliquer. Dans les éditions N° 294 et 297 du Journal le Jour et même sur son site internet, je l’ai déjà amplement fait. Cependant, je peux toujours, en un paragraphe, vous en faire un résumé.

 

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En fait, Conformément aux dispositions de la l’article 29 du décret N°2000/287 du 12 Octobre 2000 portant statut général de la fonction publique camerounaise, aucun fonctionnaire ne devrait subir des coupes dans son salaire s’il n’est sous le coup des délits suivants : absence de service (alinéa 1), abstention de réaliser tout ou partie de ses heures de service et refus bien qu’étant à son poste d’exécuter l’entièreté de ses obligations (alinéa 2). Sans considération des ces dispositions, le décret N°2002/040 du 04 Février 2002 portant montants et modalités de payement des primes allouées aux personnels de l’Éducation Nationale refuse aux conseillers d’orientation la prime d’encadrement psychopédagogique et d’évaluation (art 7), prévue à l’article 61 (b) du décret 2000/359 du 05 décembre 2000 ci-dessus référencé, alors que l’équivalent, la prime d’enseignement et d’évaluation, est payé à ses partenaires enseignants sur la base du même texte. En dépit de nombreuses requêtes, tant individuelles que collectives, et des lettres N°713/06/L/MINESEC/SG/DRH/SDS du 7 Août 2006 et N°443/07/L/MINESEC/SG/DRH/SDS/SSPEN du 14 septembre 2007 du Ministère des Enseignements Secondaires adressées, respectivement, à ses homologues de la Fonction Publique et des Finances pour qu’il leur soit payé au moins la technicité, 25 150 F, rien n’y est fait. Faute de code propre, après la création de leur corps à l’article 2 du décret 2000/359, même les deux réunions qu’on dit avoir eu lieu à la Présidence de la République en fin de l’année passée pour trouver des solutions au problème n’ont pas pu accorder aux Conseillers d’orientation scolaire, à ce jour, de percevoir ne serait-ce que la seule prime de technicité qui leur est reconnue. Leur droit à la rémunération, protégé par l’article 24 du statut général de la fonction publique, est ainsi impunément violé. Leur vécu psychologique et psychosociologique de cette situation, du fait de sa persistance, semble importer peu.

Au lieu que ce contraste, fasse tache d’huile au moment où l’on envisage investir dans tous les personnels éducatifs pour bâtir le monde de demain, il est curieux de constater que le même souci, égoïste et ladre, qui anima le collectif de certains des syndicats d’enseignants en 2001 et justifia le discriminatif décret 2002/042 du 04 février 2002 ne les a pas quitté. Le 28 août dernier, la Coordination Nationale de quelques uns de ces mêmes syndicats (FESER, FECASE, SNAES, SNIEB, ONEEPS, SNAEF, ONEC, ONEC, SYNTESPRIC) exigeait des pouvoirs publics le payement « immédiat de la prime de documentation et de recherche pour compter du 05 décembre 2000 et mensuellement aux enseignants ainsi que ceux d’EPS non pas 15 000 F pour la catégorie B et 25 000 pour la catégorie A, comme préconisés par l’administration mais plutôt 25 000 pour la catégorie B, 30 000 pour la catégorie C ; 35 000 F pour la catégorie B ; et 50 000 F CFA pour la catégorie A ». Plus d’avantages pour eux et dans une moindre mesure aux Enseignants d’EPS qui, pour les besoins de leur cause auraient été certainement sollicités pour leur prêter main forte !

 

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Vous me direz, et avec raison, où est aussi le syndicat des Conseillers d’orientation ? Un corps comme le leur, sans esprit de corps, n’en dispose guère sinon en chantier depuis des années. Qui sont-ils d’abord et pourquoi ont-ils embrassé ce métier ? Je vous laisse répondre en voyant vous-même les statistiques : sur près de 1400 formés entre 1984 et décembre 2007, 15% seulement des lycées et collèges camerounais en disposeraient et au total, seuls 500 seraient encore en service au Ministère des Enseignements Secondaires ; 57 au Ministère de l’Enseignement Supérieur, moins de 35 à l’Éducation de Base et idem à la Formation Professionnelle et Emploi, pourtant des structures étatiques en charge, prioritairement, de l’Éducation Nationale. On en est ainsi à près de 50% de déperditions dans les rangs des Conseillers d’orientation composés déjà dans l’ensemble de près de 55% de Juristes; 35% d’Économistes, 7% de Psychologues et Assimilés et 3% de titulaires d’autres titres universitaires.

Les enseignants partent aussi pour trouver mieux ailleurs, me direz-vous ! Peut-être parce qu’aussi, les autres administrations manquent de personnels. C’est peut être aussi bien vrai. Sur un tout autre plan, vous me direz, pour certains, chacun s’assoie et Dieu le pousse ! Encore, suis d’avis avec celui qui pensera ainsi. Mais où est-ce que l’enseignant et l’administration publique qui ont négocié de nouveaux montants pour les primes supplémentaires aux enseignants ont mis l’esprit d’empathie, l’esprit de construction global pour le bien de tous ? Diviser pour mieux régner ? Si les enseignants se donnent l’air si important dans le système éducatif, peut être avec raison, le phénomène de l’inadéquation formation emploi les interpelle et devrait les appeler plus que jamais à la modestie et à la reconnaissance de la pertinence du rôle de leurs partenaires. Il est donc de bon ton que dans leurs doléances, même s’ils ont, pour certains, quelque chose à reprocher à certains conseillers d’orientation, qu’ils ne perdent jamais de vue que leur esprit d’ouverture, admiré et admirable, doit les obliger à bâtir pour tous et non seulement pour eux. On peut, du fait de la distance, moins souffrir des discriminations constatées hors de sa maison ; mais quand c’est en son sein, le malaise est grand. Et dans ces conditions, un combat en rang dispersé ne peut solutionner le problème.

Aussi, si en réalité on pourrait croire que j’ai un grief contre les Enseignants, ce qui n’est pas le cas, ce que je fais c’est de dire qu’autant les enseignants ont été sous les feux de la rampe à la faveur de leur journée, les conseillers d’orientation scolaire et leurs conditions de travail avec, à l’occasion de la leur, devraient l’être aussi. Leurs problèmes devraient autant retenir l’attention et les solutions envisagées. On pourrait croire que l’arrêté N°3545/B1/1464/MINEDUC/SG/DPOS/SDOS du 27 Juin 2003, instituant une journée nationale d’orientation scolaire l’a été à cet effet. Mais, plutôt, elle est un « cadre d’information et de conseil aux élèves et à la communauté éducative, en rapport avec la formation et l’emploi ». Rien à voir avec une réflexion profonde et sérieuse sur le devenir opérationnel et profitable de l’orientation-conseil scolaire et professionnelle tant pour l’individu que pour la société. Si des thèmes sont arrêtés chaque année, il faut dire que c’est uniquement dans le sens de la démonstration de nombreuses casquettes d’un service qui manque de lisibilité et de visibilité institutionnelles et sociales. Aussi, si je dois me féliciter que depuis 07 ans on parle de Journée Nationale d’orientation scolaire, n’y a-t-il pas lieu de s’interroger désormais sur son efficacité quand on est informé des statistiques ci-dessus reprises ? Je veux dire, à la suite de la lettre circulaire N° 02/07/C/MINESEC/SG/DPCPOS/CELOS du 15 Janvier 2007 portant redynamisation de l’orientation-conseil dans les services déconcentrés du Ministère des Enseignements Secondaires et de la publication d’un Cahier de Charge du Conseiller d’orientation camerounais en 2008, n’est-il pas indiqué de s’arrêter un instant et de questionner l’incidence sur la fonctionnalité physique des services d’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun ?

 

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Il faut dire que tout est apparemment fait pour que le corps des conseillers d’orientation occupe sa place dans le système éducatif camerounais : un cadre législatif et réglementaire assez bien étoffé, sauf quelques cas rares de couacs, existe depuis 1945. Seulement, faute de rentabilité palpable, la légèreté de sa lisibilité et de sa visibilité donne plutôt à croire que nous sommes dans la logique d’une politique d’aussi, celle du mimétisme qui voudrait laisser croire qu’autant que les autres, nous sommes aussi à la page. Les problèmes de l’orientation-conseil scolaire font-ils autant objet de débat que ceux de ses partenaires ? Sans vous prêter des réponses, je voudrais faire constater que suivant certaines projections, il faut environ 16 500 conseillers dans tout le système éducatif camerounais : de la Base au Supérieur en passant par les Enseignements Secondaires et la Formation Professionnelle et l’Emploi. Pourquoi la même politique qui est mise sur pied pour tenter de résorber le déficit en personnel enseignant n’est pas ici utilisée ? En son absence, pourquoi ne pas donner raison à ceux qui pensent que le Conseiller d’orientation scolaire camerounais est un luxe sinon une sinécure ? J’imagine qu’on me dira que 600 conseillers d’orientation sont en formation à l’ENS de Maroua. Soit ! Mais pour quelle rentabilité professionnelle quand l’ENS de Yaoundé n’en a jamais formé autant en une promotion ?

Voyez-vous, depuis la décision du Conseil Européen, réuni à Lisbonne en 2000, de faire de l’Europe la société de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d’ici 2010, l’orientation scolaire et professionnelle se trouve plus que jamais au premier plan des politiques éducatives des pays industrialisés et développés. Ceci pourquoi ? Tout simplement parce qu’au-delà des enseignements reçus des enseignants, il faut bien que le conseiller d’orientation, ce spécialiste de la connaissance de l’individu et des sociétés, des milieux scolaires, socioéconomiques et socioprofessionnels, aide l’élève à convertir ses acquis, compétences, vocations et aspirations en équipement de survie qui lui permette de s’épanouir et de participer au développement de sa société. Mais que voit-on au Cameroun ?
•un manque d’engagement politique établi en dépit de nombreux textes législatifs et réglementaires ;
•une insuffisance quantitative et qualitative des experts en orientation-conseil ;
•une gestion approximative du peu de ressources humaines disponibles en la matière ;
•une absence criarde des moyens techniques (tests psychotechniques, bureaux, documentation…) ;
•une rareté inquiétante des ressources financières allouées à l’orientation-conseil ;
•une pratique discriminatoire de l’orientation-conseil : seuls quelques enfants du publics en ont accès ; ceux du privé et les déperdus scolaires étant abandonnés à eux-mêmes ;
•une clochardisation à outrance des conseillers d’orientation intégrés comme tels à la fonction publique, donc depuis 2000. Avant, ils étaient confondus aux enseignants ;
•une prostitution de la filière de formation des experts en orientation-conseil ;
•un métier qui existerait pour résorber le taux de chômage dans les rangs des diplômés et déperdus du supérieur ;
•un métier-passerelle pour avoir un matricule à la fonction publique et vaquer à autre chose.

On peut donc constater que l’orientation-conseil scolaire et professionnelle au Cameroun est malade au moment où plus que jamais on en a besoin pour asseoir une éducation formelle au service du développement durable. En réalité, quand on parle d’orientation-conseil scolaire et professionnelle, on parle d’un processus éducatif de type continu porté vers la réalisation du bonheur auquel tous aspirent et qui ambitionnent d’aider chacun à se comprendre, à s’accepter et à exploiter, au mieux ses capacités, ses aptitudes, ses intérêts et ses modèles dans le choix, par lui-même, de la formation et de l’emploi qui lui sied et s’inscrivent dans le besoin national en ressources humaines et à s’y adapter en résolvant éventuellement, ses problèmes psychologiques et comportementaux, académiques, relationnels et sociaux. Elle veut donc permettre aux uns et autres de se réaliser et par leur réalisation d’assumer leur devoir et leur droit de participation active au développement social, économique et environnemental de leur pays.

 

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Ceci m’oblige à constater, pour le déplorer, que, même si l’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle peine à prendre son envol dans le système éducatif formel camerounais, c’est quand les enfants sont désemparés parce que déperdus ou diplômés scolaires sans formation qualifiante et professionnelle qui leur puisse leur donner droit au peu de travail existant que le PAJER-U, le PIFMAS, le PIAASI, le FNE, le PACD-PME… viennent jouer les sapeurs-pompiers. Aussi, n’est-on pas en droit de se demander :
•quelle efficience pour ces programmes dispersés sans réelle synergie alors qu’il aurait fallu tout simplement promouvoir une bonne orientation pendant le parcours scolaire de l’élève ?
•pourquoi ne pas créer une superstructure qui gèrerait ces programmes aux côtés d’une bonne pratique de l’orientation-conseil scolaire tout en accordant à chacun de garder sa spécificité dans une logique globale, suivie et évaluée ?

Il faut cependant dire que les camerounais doivent avoir conscience que l’information sur les filières d’études, leurs débouchés et les métiers, l’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle sont des droits pour les enfants et leurs familles. Les dispositions des articles 17 et 29 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, ratifiée par le Cameroun janvier 1993, le prescrivent et, la Constitution camerounaise, en son article 45, en disposant : « les traités ou accords internationaux régulièrement approuvés ou ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois... », en fait un élément de matérialisation du bien-être de l'enfant. Il est donc temps que les élus, les administrateurs de l’Éducation Nationale, à tous les échelons, se penchent résolument sur cette question. Certes, il y a un programme de l’orientation-conseil à l’Éducation de Base et une Politique Nationale d’Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle en cours d’élaboration. Mais combien de belles études sont toujours en attente d’implémentation de leurs résultats ? Sans être exhaustif, le cadre n’y sied d’ailleurs pas, je veux parler de l’étude sur l’orientation de la formation professionnelle, réalisée par le Cabinet Tecsult en 2002 au profit du Ministère des Affaires Économiques, de la Programmation et de l'Aménagement du Territoire et qui comportait quatre volets : le diagnostic de la formation professionnelle et de la qualité des ressources humaines ; les potentialités du marché du travail et la définition des niches d’emplois porteurs; les contraintes institutionnelles et les stratégies de revitalisation de la formation professionnelle et enfin, les stratégies et le plan d’action pour la réorientation de la formation professionnelle au Cameroun.

Il est temps plus que jamais que l’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun cesse d’exister pour permettre à certains d’avoir un matricule à la fonction publique et de vaquer à autre chose ou de se sucrer dans un budget dont la gestion est toujours plus ou moins floue. Si les statistiques sur la disponibilité des conseillers d’orientation dans le système éducatif camerounais donnent raison à ceux qui pensent ainsi pour le premier cas de figure, il faut dire que la seconde récrimination pose le problème de la bonne gouvernance du peu de fonds alloués à l’orientation scolaire. Conformément à l’arrêté N°67/B1/1464/MINEDUC/CAB du 19 Février 2001 portant définition des missions, des ressources et de la gestion du Conseiller d’orientation au sein d’un établissement scolaire, en conformité avec les dispositions de la circulaire N°21/A/135/MINEDUC/CAB du 21 septembre 2001 portant modalité d’exécution du budget des établissements scolaires publics, 60% des 75 FCA retenus dans la scolarité de chaque élève du public, dans les établissements secondaire général, et des 100 F CFA, dans les établissements secondaires techniques, devraient rester dans l’établissement pour l’achat du matériel psychotechnique. Inutile de vous dire que ce forfait est minable au regard du prix faramineux de ces tests ; 20% aller à la délégation départementale ; 10% à la régionale et 10% aux services centraux pour les besoins de coordination et de suivi des activités des Conseillers d’orientation du terrain. Si l’on peut se féliciter des efforts faits ici et là pour répondre à cette recommandation, il n’en demeure pas moins vrai qu’ailleurs, certains chefs de structures se les approprient au détriment de ce qui en était prédestiné. Que dire des crédits délégués à l’orientation prévus ?

Sans ignorer les efforts qui sont faits : formation des conseillers d’orientation…, nous pensons que trop de situations-problèmes militent en faveur d’une journée nationale d’orientation qui dépasse des thèmes qui s’oublient l’évènement fini pour une assise de réflexion réelle et dynamique sur le comment de la promotion des services d’orientation-conseil au profit de tous et à tous les niveaux de leur vie. Quatre sous-directions s’occupent de l’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun : MINEDUB, MINESEC, MINESUP et MINEFOP. En l’absence d’une synergie entre elles et surtout eu égard à leur limitation au secteur public, sans que tous en bénéficient, n’est-il pas temps d’envisager une structure autonome à l’image de l’OFFICE NATIONAL D’INFORMATION SUR LES MÉTIERS ET LES FILIÈRES D’ÉTUDES ou des CITÉS DE MÉTIERS ET DE FORMATIONS, décentralisés, comme ça se voit dans beaucoup de pays moins nantis que le Cameroun ? Avec une telle approche, je suis convaincu que la Journée nationale d’orientation scolaire portera de très bons fruits. Pour cela, une mobilisation collective doit être engagée pour une organisation des états généraux de l’orientation-conseil scolaire, universitaire et professionnelle au Cameroun.


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