Cameroun: La sous-scolarisation de la jeune fille, une réalité!

Par Mathurin petsoko - 21/11/2009

Des préjugés ethniques, culturels et religieux plombent l’éducation de la jeune fille dans l’Adamaoua

 

Malgré tous les efforts inlassables des pouvoirs publics, nombreux sont encore des clivages ethnico-culturels, voire religieux qui plombent l’éducation de la jeune fille dans la Région château d’eau du Cameroun. Et pourtant comme le disait Victor Hugo, « Un enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Le célèbre romancier français en son temps ne faisait pas de distinction entre filles et garçons. Cette phrase de l’écrivain doit s’appliquer à notre contexte dans l’Adamaoua aujourd’hui pour ce qui est de l’éducation de la jeune fille. Depuis quelques années en effet, les performances de la jeune fille de l’Adamaoua sont assez éloquentes, si l’on en juge par les cérémonies de remise des bourses et prix d’excellence. Une distinction qui ne concerne que les filières scientifiques généralement très redoutées.

L’avantage des ces cérémonies réside dans leur solennité et les parents de l’Adamaoua y sont généralement conviés pour encourager leurs enfants. Au-delà d’un simple encouragement, c’est un véritable appel à une prise de conscience des potentialités de la jeune fille qu’il s’agit. Longtemps marginalisée, la jeune fille était jusque là reléguée au second rang par des parents qui ne voyaient en elle qu’un être, bonne à s’occuper du ménage et à fabriquer des enfants.

 

© journal du Cameroun
Jeune fille scientifique
Et pourtant, lentement mais très sûrement, la jeune fille de l’Adamaoua administre aujourd’hui aux yeux du monde la preuve éclatante de ce qu’elle est et de ce qu’elle pourrait devenir si les meilleures conditions d’étude et les meilleures considérations sociales lui étaient accordées. Il n’y a presque plus de domaine tabou pour la jeune fille d’ici. Magistrat, journaliste, médecin, ingénieur, enseignant, la jeune fille de l’Adamaoua ne nourrit plus de complexe vis-à-vis des ressortissants des autres régions.

Autant mieux le dire, au rythme où la mayonnaise prend, il vaut mieux continuer à casser les œufs. Et ce ne serait que justice pour un être à part entière, à qui le préambule de la constitution reconnait le droit inaliénable à l’éducation sans distinction de sexe.

 





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