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Cameroun: la Première dame et la sécurité en couverture de la presse ce jeudi

La une des journaux parus jeudi met en exergue le colloque scientifique en cours à l’université de Yaoundé II et la détention des fonctionnaires camerounais au Tchad

Les contours du colloque scientifique en cours à l’université de Yaoundé II, située en banlieue de la capitale, Yaoundé, consacré aux actions sociales de Chantal Biya, la première dame ainsi que des sujets liés à la sécurité, ont retenu l’attention des journaux camerounais parus jeudi.

Des universitaires lancent une campagne visant à accorder un statut officiel à Chantal Biya, s’exclame The Guardian qui soupçonne une instrumentalisation de l’intelligentsia du pays à des fins politiques.

«Les universitaires pour un statut de la première dame», confirme le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, expliquant que le sujet a été évoqué la veille au cours d’un échange ayant démontré qu’au-delà de l’humanitaire, c’est toute une machine qui fonctionne derrière l’épouse du chef de l’Etat et qui, au-delà de l’humanitaire, déteint sur le politico-diplomatique pour finalement prendre une connotation publique tout court.

Il est en effet attendu de cette rencontre, confirme Emergence, qu’elle débouche sur un appel à un statut constitutionnel de la première dame.

Chantal Biya est donc «mangée à toutes les sauces», ironise Mutations, constatant que son action sociale, loin d’être désintéressée, est purement politique.

[i «C’est une action clairement publique, puisqu’en réalité elle agit pour le compte du président de la République.

C’est un vicaire, ce qui veut dire qu’elle tient son pouvoir d’un pontife et c’est un élément qui permettrait de résoudre les polémiques sur son statut»], explique dans ce journal l’universitaire Mathias Eric Owona Nguini, l’un des panélistes de ce colloque du reste fort controversé.

Sur le front de la sécurité, L’ il du Sahel révèle que des fonctionnaires camerounais sont actuellement détenus au Tchad voisin : en compagnie de responsables de la Commission du bassin du Lac
La première dame est donc un double du chef de l’Etat.



Tchad (CBLT) faisant partie d’une mission pluridisciplinaire et naviguant sur le fleuve Logone, ont été arrêtés mercredi au niveau d’un village par les forces de sécurité tchadiennes et sont détenus dans la localité de Kataoa.

Il leur est reproché à ces officiels d’avoir navigué sur le fleuve sans l’autorisation du ministère tchadien de la Défense.

Un haut cadre de la défense en délicatesse avec la justice française, selon l’hebdomadaire le Courrier, c’est le lieutenant-colonel Ghislain Joël Mboutou Ele, attaché de défense du Cameroun auprès du royaume du Maroc, présenté comme «l’homme de main de Mebe Ngo’o», l’ex-ministre de la Défense et qui vient d’être inculpé par la justice française pour abus de biens sociaux, blanchiment aggravé et répété d’argent en bande organisée et tentative de corruption sur des fonctionnaires de police judiciaire.

Interpellé le 4 octobre 2016 à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle de Paris, l’homme, qui était en possession de 2 millions d’euros en liquide, est aussi soupçonné de transactions occultes.

Et, alors que la justice camerounaise vient d’être saisie par commission rogatoire à son sujet, le lieutenant-colonel est accusé d’avoir tenté de corrompre et de suborner des fonctionnaires de police judiciaire dans l’exercice de leurs fonctions, de s’être rendu coupable de blanchiment aggravé et repété de capitaux en bande organisée, en coaction avec une entreprise de vente d’armes.



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