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Cameroun : Menace de grève des médecins

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Ils comptent cesser leurs activités dès le 17 avril si leurs attentes ne sont pas satisfaites

Le gouvernement camerounais n’en a pas fini avec les médecins. Au lendemain des décrets présidentiels censés améliorer leurs conditions de travail, le syndicat des médecins du Cameroun (Symec) a fait une nouvelle sortie le 08 avril dernier pour annoncer une entrée en grève dès le 17 avril prochain. Ledit syndicat reproche au gouvernement son attitude dilatoire et son mépris pour justifier la décision des médecins. D’après le Symec, le gouvernement, « au lieu de regarder en face les revendications des médecins, préfère pratiquer la politique de l’autruche doublée de diversion ». Un constat de nature à indigner les médecins, qui comptent aller jusqu’au bout de leur logique, jusqu’à ce que des solutions « concrètes et dignes » soient apportées à leurs revendications.

Le programme de la grève prévoit, dans un premier temps, un arrêt de travail progressif du 17 au 19 avril, puis du 15 au 17 mai, ensuite du 12 au 14 juin. Dès le 17 juillet 2017, si des réponses concrètes ne sont pas apportées à leurs problèmes, les médecins du Cameroun entreront dans une grève illimitée. Toutefois, durant les mois d’avril, mai et juin, les médecins assureront tout de même le service minimum. Ils  prendront notamment  en charge les urgences médicales, chirurgicales, obstétricales et pédiatriques, le suivi les malades hospitalisés, les services de garde et d’astreinte. En revanche, les rendez-vous et nouvelles consultations seront annulés pendant la grève, ainsi que les interventions chirurgicales (sauf les césariennes), les actes radiologiques et les examens de laboratoire.


Pour lever définitivement le mot d’ordre de grève, le syndicat des médecins du Cameroun exige « la mise en place dans un délai court d’une assurance maladie de base à couverture universelle pour améliorer l’offre en soins et permettre l’accès égal aux soins à tous les Camerounais de toutes les couches sociales ; la revalorisation salariale des médecins du sous-secteur public et le versement direct des subventions de l’Etat aux médecins du sous-secteur privé sous la forme de primes mensuelles ; la suspension pure et simple des affectations des médecins sans salaire ainsi que la mise en place d’une procédure de traitement accéléré des dossiers d’intégration des médecins ». Les médecins veulent également que l’âge de leur départ à la retraite passe de 55 à 65 ans.

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