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Cameroun: politique, social et l’insécurité en vedette de la presse ce jeudi

La longévité au gouvernement, la survie de la compagnie aérienne et de la filière bovine ainsi que les méfaits du terrorisme dans l’Extrême-Nord trônent en couverture des journaux camerounais

La longévité au gouvernement, la survie de la compagnie aérienne et de la filière bovine ainsi que les méfaits du terrorisme dans l’Extrême-Nord trônent en couverture des journaux camerounais parus jeudi, 06 octobre 2016.

Un brin sarcastique, l’hebdomadaire Baromètre Communautaire constate qu’une vingtaine de ministres, qu’il qualifie de «fossiles», cumulent déjà plus de 10 ans au gouvernement, beaucoup occupant le même poste depuis leur entrée et ce malgré des résultats mitigés.

Le système du président Biya se caractérise ainsi «par la conservation et la rotation des mêmes acteurs».

«Sauf qu’il demeure loisible d’imaginer que plus d’un ministre éprouve un sentiment de lassitude, outrés par des décennies passées au même poste, voyant défiler différents ministres moins âgés ou qualifiés qu’eux au moment où d’autres savourent avec panache les délices du pouvoir, découlant d’une confiance sans interruption du faiseur de rois.»

The Spark, hebdomadaire généralement proche du pouvoir, préfère s’intéresser à la situation au sein de la compagnie nationale Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) où l’équipe managériale annonce le grand ménage : sont particulièrement concernés, les agents atteints par la limite d’âge, les hôtesses vieillissantes, les responsables affairistes et les pilotes non opérationnels dans «une opération non négociable, dit-on».

«Qui sera licencié à Camair-Co ?», interroge le quotidien à capitaux privés Emergence qui précise que le plan social, annoncé à grande échelle et qui vise le redressement d’une compagnie plombée par les dettes ainsi que des coûts d’exploitation déficitaires, interpelle même les cadres de la société.

Et chaque employé craint le pire, surtout que la décision vient des plus hautes personnalités, notamment le président du conseil d’administration et le directeur général de la compagnie.


Un autre domaine sinistré et qui préoccupe son confrère Le Jour, c’est la filière bovine qui, contribuant à près de 165 milliards FCFA au produit intérieur brut (PIB) et procure des revenus à peu près 30% de la population rurale, «risque de s’effondrer si rien n’est fait dans l’urgence».

En effet, jadis activité identitaire pour les éleveurs respectant les traditions, cet élevage connaît désormais l’intervention d’une nouvelle génération d’opérateurs en quête de revenus à savoir les fonctionnaires, les jeunes diplômés chômeurs sans expérience, et surtout pâtit du phénomène du terrorisme et de prise d’otages dans la région de l’Extrême-Nord

En rapport avec la lutte contre le djihadisme, le bihebdomadaire régional L’ il du Sahel révèle qu’un certain Abdallah, présenté comme un des principaux médiateurs entre les pouvoirs publics et la secte islamiste Boko Haram pour la libération des otages, est toujours aux arrêts alors que certains le disaient libre de ses mouvements.

En homme qui en sait manifestement plus qu’on ne pense sur les pratiques du mouvement terroriste, l’intéressé est en train d’être cuisiné par les services de sécurité.


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