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Les Camerounais de France se mobilisent pour la cause des populations anglophones

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Le Collectif Eseka pour un Cameroun nouveau entend tenir, samedi, une marche de solidarité envers les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest privées de tout accès Internet depuis plus d’un mois

La diaspora camerounaise en France se positionne en faveur du respect des droits des populations des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans la crise qui paralyse cette partie du pays depuis plus de trois mois.

Pour cette dernière,  la «crise sous-tendue par les revendications des populations anglophones dans divers domaines, portant sur le non-respect du bilinguisme intégral (français-anglais dans les textes et dispositifs officiels), la marginalisation sur les plans administratif et politique, le débat sur la forme de l’Etat et une critique de l’évolution du processus de décentralisation, souligne les fragilités et les errements de la gouvernance, la remise en cause des acquis formels de la réunification et les limites de la politique d’intégration nationale au Cameroun. »

Ces Camerounais, organisés autour du Collectif Eseka pour un Cameroun nouveau, entendent tenir une marche de solidarité envers leurs concitoyens, privés depuis un mois d’accès Internet, le 25 mars 2017.

«Cette journée de solidarité vise à interpeller sur la situation, la libération des personnes détenues, le rétablissement de la connexion Internet et lancer un appel pour un dialogue national autour de la question anglophone», indique le Collectif dans un communiqué rendu public dans la semaine.

Au mois d’octobre dernier, des avocats des régions du Nord-Ouest étaient descendus dans la rue pour exiger la traduction d’un nombre de textes législatifs, notamment des actes uniformes de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Face à la réaction violente des forces de l’ordre pour disperser la manifestation, le corps des enseignants avaient organisée une manifestation, en signe de solidarité aux avocats. Cette dernière avait tourné aux émeutes.


Malgré des tentatives de négociations initiées par le gouvernement, les contestations ont pris de l’ampleur avec l’implication des partisans du sécessionnisme et du fédéralisme. Ce, à travers des mouvements tels que le Consortium de la société civile du Cameroun anglophone (CRCSC) et le Southern Cameroon National Council (SCNC), frappés d’une mesure d’interdiction. Les deux organisations avaient, entre autres, réclamé la libération de toutes les personnes interpellées lors de la manifestation des enseignants avant l’ouverture de tout dialogue.

Depuis ces évènements, les activités scolaires et académiques peinent à reprendre du fil dans les deux régions. Pour réagir, le gouvernement a coupé tout accès à Internet dans la zone anglophone. Ce qui a pour conséquence d’y paralyser un bon nombre d’activités économiques.

 

 

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