Opinions › Tribune

Crise anglophone: Non à la «sécession» numérique

© Droits réservés

Par le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P)

Au Cameroun, le pouvoir punit depuis quatre semaines la minorité anglophone en coupant tout accès à Internet. Il s’agit d’après l’ONU d’une violation des Droits de l’Homme.

Ainsi pour combattre de prétendus «sécessionnistes», la dictature trentenaire en place a pris l’initiative d’une «sécession numérique». Qu’elle ne s’étonne pas qu’une partie grandissante des Camerounais anglophones en vienne à se radicaliser sous cet étouffement répressif. En effet aucun peuple ne peut ainsi être bâillonné, puis privé intentionnellement de tout accès à internet, sans revendiquer une forme de libération.

Nous, Camerounais francophones, avons encore la possibilité d’éviter que la libération de nos sœurs et frères anglophones ne se traduise en sécession définitive, simplement en veillant à la restitution de leur pleine et entière citoyenneté. Cela passe inévitablement en 2017 par le libre accès à internet.

«Aucun gouvernement au monde n’a vaincu la désobéissance civile par l’obscurantisme brutal et total. Avis à tous les va- t-en guerre qui encouragent et soutiennent le dictateur Paul Biya dans cette voie répressive sans issue» pour l’unité et la cohésion du Cameroun.


Réfléchir à comment mettre un terme en Justice à cette sécession numérique

En effet au regard de la résolution adoptée récemment par l’ONU, qui considère la privation intentionnelle par un gouvernement de tout accès internet comme une violation des Droits de l’Homme, le temps est peut-être venu pour que les opérateurs et fournisseurs qui collaborent avec les autorités camerounaises dans ce crime politique aux conséquences économiques désastreuses soient poursuivis devant les juridictions internationales compétentes.

Nous devons y réfléchir sérieusement. Parce qu’il faudra bien en déterminer les responsables afin d’obtenir des réparations pour nombre de ces start-ups de la Silicon-Mountain camerounaise, pratiquement poussées à la ruine par le régime de Yaoundé.

Nous ne pourrons simplement plus rester passifs, appelant en vain au rétablissement de l’accès à internet à des populations des régions anglophones, «punies» collectivement pour insoumission civique au centralisme autoritaire du dictateur Paul Biya.

3 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

  1. Le president de la république doit utiliser les moyens nécessaires pour arrêter la crise sociale qui se vit dans les zones dites anglophones. Le tout n’et pas la remise d’internet mais la résolution du problème. L’Etat s’est mis à la disposition des revendicateurs pour comprendre leurs préoccupations afin qu’ensemble nous trouvons des solutions. Le véritable problème actuellement c’est la manipulation et la récupération des politiciens et des activistes sécessionnistes qui incitent à la violence et à la haine à travers les réseaux sociaux.

  2. Le cameroun est un pays complexe qui ne saura en aucun cas fonctionner selon les critères d’un autres pays. Ceux qui se cachent à l’étranger et incitent les populations à la violence pensent qu’ils réussiront à détruire le cameroun ou encore à le diviser font erreur. De plus nous avons l’impression que les medias font semblant de ne pas comprendre ce qui se passe réellement ou alors c’est l’incompétence des journalistes car dans un pays de droit, il n’est pas admissible que certains individus envisagent la sécession d’un Etat en boycottant toutes négociations.

  3. Si l’Etat à procédé à la répression c’est parce qu’il y a eu des exactions contre les biens et les personnes lors des manifestations. Nous avons vu des écoles, des institutions publiques, le drapeau du pays brulés. De plus il n’est pas normal que le drapeau de la république soit remplacé par celui des sécessionnistes dans un pays de droit. Cela ne devait pas rester impuni sinon à quoi serviraient les lois de notre pays ? L’Etat était dans ses pleins droits. Maintenant nous avons des individus qui prennent en otage les élèves en leur interdisant de se rendre à l’école et vous ici vous venez demander qu’on les laisse agir comme ils le font ? Soyons sérieux et analysons bien cette situation car c’est ensemble dans l’union que nous arriverons tous vers l’émergence dont nous nous sommes fixés des objectifs.

A SAVOIR

- Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journalducameroun.com.

- JournalduCameroun.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques.

À LA UNE
Retour en haut