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Crise anglophone: nouvel appel au boycott dans les écoles

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Le Consortium de la société civile du Cameroun anglophone a appelé, jeudi, les populations à se mobiliser pour garder les  écoles fermées jusqu’à la libération de toutes les personnes détenues depuis le début des contestations

Le Consortium de la société civile du Cameroun anglophone (CRCSC) sort une nouvelle fois de l’ombre pour lancer un appel à la désobéissance civile dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Dans un communiqué publié jeudi, 23 février 2017, ladite organisation appelle les parents et les élèves à «continuer à garder les écoles infiniment fermées». Ce, précise le Consortium, jusqu’à ce que «tous les leaders et tous les anglophones arrêtés soient relâchées et jusqu’à l’ouverture d’un dialogue rentable».

Cette annonce survient près de trois jours après une injonction du ministre de l’Enseignement secondaire, Jean Ernest Ngalle Bibehe demandant aux élèves à s’inscrire aux examens relevant de la Direction des examens des concours et de la certification (DECC) et du Général certificate of education board (GCEB) avant le 28 mars prochain. Cette décision a pour effet de mettre un terme aux allégations relatives à une éventuelle année blanche au Cameroun.

Le CRCSC invite également les populations du Sud-Ouest et du Nord-Ouest à observer «indéfiniment» des villes mortes chaque lundi, dès le 27 février.

Le Consortium et le Southern Cameroon national council (SCNC) ont été interdits d’activités le mardi 17 janvier 2017, à la suite d’un arrêté du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd).

Les deux mouvements exigeaient la libération de tous les manifestants interpellés à Bamenda et détenus depuis le 21 décembre, avant le début de toute négociation. Une exigence réitérée par les syndicats des enseignants anglophones engagés dans le dialogue avec le Comité interministériel.

Toutes les manifestations, réunions et activités initiées ou soutenues par ces deux organisations ont également été interdites sur l’ensemble du territoire national. De même que «Tout groupement apparenté ou poursuivant un but similaire ou par toute autre personne s’en réclamant. Tous contrevenants à l’interdiction sont passibles de poursuites judiciaires conformément à la législation en vigueur», avait indiqué le Minadt.

Pour les prochaines semaines, le Consortium appelle tous les habitants à boycotter la journée internationale de la femme, le 08 mars, et la Fête de l’Unité nationale le 20 mai.


 

 

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