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En Centrafrique, le départ des casques bleus camerounais inquiète

Le retrait, constaté le 14 janvier à Bozoum, intervient alors que la préfecture de l’Ouham Pendé fait face aux violences perpétrées par des groupes armés

Le départ surpris des éléments camerounais de la Minusca de Bozoum, ce 14 janvier inquiète la population. Elle appelle à une relève urgente afin d’éviter un vide qui profiterais aux groupes armés.

Ce retrait intervient alors que la préfecture de l’Ouham Pendé dont Bozoum est le chef-lieu fait face aux violences perpétrées par des groupes armés, notamment des miliciens Anti-Balaka, la Révolution Justice (RJ) et le groupe 3R.

C’est le samedi 14 janvier que la population était surprise de rendre compte que le contingent camerounais de la Minusca était absent de leur base, même réaction de la part des autorités, «lorsque nous étions dans la base, nous nous sommes rendus compte que les installations, les portes et autres ont été enlevées», a témoigné une autorité locale de la ville

Selon les informations du RKJDH, pour éviter que la base ne soit vandalisée, la municipalité de la ville et l’organisation de la jeunesse ont mis en place un système de sécurité de la base avant l’arrivée d’un autre contingent.

Ce départ «inattendu, brusque et sans relève inquiète la population et nous demandons un envoie rapide d’autre contingent. Car, ici, il n’y a pas des forces conventionnelles», a regretté une source humanitaire dans la ville.

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, ce retrait avait eu lieu depuis longtemps, «il ne restait surplace que quelques éléments qui gardaient l’endroit où se trouvaient quelques équipements liés aux élections. Ces éléments sont partis, c’est la fin de cette base opérationnelle temporaire. Ni Bozoum, ni les autres bases de l’Ouham Pendé ou d’ailleurs où les bases temporaires sont supprimées, ne sont à abandonner», a-t-il dit.


Pour lui, la Minusca maintient sa présence par des patrouilles, «le nouveau concept de la force, c’est une meilleure capacité d’anticipation et une meilleure réactivité».

En décembre 2016, ce contingent a été accusé de se verser dans le commerce des bières dans la région.


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