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Fonds bleu pour le Bassin du Congo: le Cameroun confirme son adhésion

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Le ministre de la forêt et de la faune de ce pays, Philip Ngollé Ngwesse, a apposé, jeudi, sa signature au bas du mémorandum pour la création de ce Fonds

Absent au moment de la signature du Mémorandum d’accord de création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le 09 mars dernier, à Oyo, le Cameroun vient d’officialiser son engagement. Le ministre de la forêt et de la faune de ce pays, Philip Ngollé Ngwesse, a effectué le déplacement de Brazzaville, où il a apposé jeudi sa signature au bas du document.

«Tout comme à Marrakech, le Cameroun était présent à Oyo. Cependant, un fait de force majeur n’a pas permis au plénipotentiaire de mon pays de signer le Mémorandum d’Entente sur le Fonds bleu», a déclaré le ministre camerounais de la Forêt et de la faune, Philip Ngollé Ngwesse, peu avant la signature symbolique du Mémorandum sous le regard attentif de la ministre congolaise de l’Econo-mie forestière, Rosalie Matondo.

Réaffirmant la «ferme» détermination et volonté de son pays à impulser le mouvement, Philip Ngol-lé Ngwesse a souligné l’importance pour toutes les parties d’observer la feuille de route définie dans le Mémorandum. Mais aussi « que l’étalage entre les interventions du Fonds bleu et celles des institutions apparentées à l’instar de la Commission des forêts d’Afrique centrale, la Commission internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha, soit bien articulée à travers des instruments…», a-t- il insisté.


Sur l’initiative du président congolais, Denis Sassou N’Guesso, le projet du Fonds bleu a été ap-prouvé lors de la dernière conférence internationale sur le climat (Cop22) tenue au mois de novembre 2016, à Marrakech, au Maroc. Ce projet vise à promouvoir la gestion durable des eaux du fleuve Congo et de ses affluents dans la zone géographique de douze pays d’Afrique centrale et australe.

Ledit Fonds permettra de financer des projets portant sur l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et le développement de l’écotourisme dans le Bassin du Congo.

La signature solennelle du Cameroun porte à dix le nombre des pays membres, notamment l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Rwanda, le Tchad, et le Maroc, pays hôte de la Cop22. Pour l’heure, trois membres annoncés, -la Guinée Equatoriale, la Tanzanie et la Zambie-, n’ont pas encore signé le texte.

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