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Jovi revient sur la scène musicale camerounaise avec «16 wives»

Couverture de l'album « 16 Wives » de Jovi. © New Bell Music

Avec  ce nouvel album produit par ses soins, l’artiste met un terme à deux années d’absence observées depuis son dernier opus intitulé «Mboko God».

Le rappeur Jovi revient à la conquête du marché discographique avec un album intitulé «16 wives», du nombre de titres qu’il y propose au public. Quatre  chansons de cet album qu’il a lui-même produit sous le label Le monstre, sont déjà visibles sur le réseau social Youtube. Il s’agit entre autres,  de «Mongshung» et de «Où même».

L’album est téléchargeable sur la plateforme sur Bandcamp.

«16 wives» est un condensé d’actes du quotidien relatés en français et en Francanglais – un code linguistique qui associe le français et l’anglais – sur fonds de Hip-Hop et d’afro beat.

Avec son titre  Mongshung, Jovi fustige le snobisme qui caractérise de nombreux artistes camerounais. «Costards sur mesures, je te trouve ça à Mokolo. La griffe Armani, je trouve ça à fap kolo. N’est-ce pas c’est la griffe? Armani Armani on n’achète pas le style. Tout ça mon gars c’est le mongshung. Ils vous mentent qu’ils gagnent les ronds alors que le nguémé les ronge. On ne prend jamais les jets privés mais on loue quand même ça pour la vidéo. On loue le beat, on le flow, on loue même les textes dans les studios», déclare-t-il.


Et dans ce titre, tout le monde y passe. Même la gente féminine a droit à sa part de reproches. «Plus de cinq ans à terminale, elle se présente toujours comme une étudiante. Elle a mis tellement long dans le kon qu’elle know comment jouer la vierge ou la débutante. Les filles qui s’échangent les sacs pour prendre les selfies», martèle Jovi.

Dans son titre «Où même», l’auteur de l’album à succès «Mets l’argent à terre» adopte un tout autre rythme, un mélange du Bikutsi et du Hip-Hop pour des sonorités légères et  entrainantes. pourtant Jovi entre dans le texte avec une interrogation : «tu vis ta vie?» A chacun d’y apporter une réponse. Pour sa part, l’artiste parle des désillusions de la vie et de la superficialité des relations humaines.

«Tu vis ta vie? ou même. Tu vis ta vie? ou même. Il faut laisser les gens ôoh, fo laisser les gens. Le way-là a waka ? ou même. Donc c’est le fey? Tu as vu le cash ? ou même ! Donc c’est le flash ? sans flasher! Tu l’es déjà call ? oui non! Son numéro passe ? ou même!», peut-on entendre.

 

 

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