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Les Camerounais appelés à donner du sang pour les blessés d’Eseka

Le bureau local de la Croix rouge appelle les volontaires à se rendre dans les hôpitaux de Douala et Yaoundé, ou des équipes ont été déployées

Les drapeaux sont en berne ce lundi 24 octobre au Cameroun pour une journée de deuil national décrétée par le président Paul Biya suite à la mort de plus de 70 personnes qui ont péri dans le déraillement d’un train Yaoundé-Douala vendredi à Eseka. Le dernier bilan fait également état de 600 blessés. Les hôpitaux à Douala et Yaoundé sont débordés et manquent de sang.

A l’entrée de l’hôpital, le ton monte parfois un peu parce que les proches des victimes forcent le passage pour rentrer même après la fin des heures de visite officielle.

Mais à l’intérieur, les blessés s’estiment plutôt bien pris en charge. La situation est assez calme, les victimes ont été réparties dans les différents sites, installés sur des lits pour pouvoir recevoir les traitements. Certains racontent cependant que contrairement à ce qui a été promis, les frais ne sont pas totalement pris en charge pour le moment. Une femme d’une quarantaine d’années racontait par exemple que les examens sont offerts et pas les médicaments

En revanche, une cruelle pénurie de sang se fait jour dans les hôpitaux tant à Douala qu’à Yaoundé. La Croix-Rouge camerounaise a lancé des appels au don du sang, notamment sur les réseaux sociaux, pour faire face aux besoins de près de 500 blessés. «Sur notre page Facebook, on a posté des avis de recrutements des donneurs de sang. On leur demande d’aller vers les centres de santé de Yaoundé et de Douala pour donner un peu de leur sang pour sauver des vies», détaille Bernard Ayissi Nouma, secrétaire général de la Croix-Rouge camerounaise avant de préciser que «des équipes sont sur place et attendent ces donneurs».

Les donneurs se mobilisent sur les réseaux sociaux


Témoin de cette situation, Gervais Nihadjoué a tenu à donner son sang. «On est tous désolés, on est tous touchés. J’ai pensé que ça, c’était un truc plus concret que juste dire ″désolé″», explique le Camerounais.

Et d’ajouter : «Pendant le don de sang, mes amis et moi avons pris des photos. On a fait comme un live sur Facebook pour sensibiliser. Ça fait même pas une seconde et ça prend à peine 20 à 30 minutes alors si chacun de nous, ou si on y va deux par deux, ça peut faire assez de sang en stock pour les personnes en danger et voire, il y aura même un surplus. Il est vraiment important que chacun pense à le faire, c’est important.»


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