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L’inquiétante prolifération de meurtres diffusés en direct sur Facebook

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Depuis lundi, trois nouveaux homicides filmés ont été publiés en direct sur Facebook Live, suscitant l’indignation et des débats sur cette forme de voyeurisme.

Filmer en direct, sur les réseaux sociaux, via son smartphone. Cette pratique est désormais accessible à tous grâce aux applications comme Facebook, Périscope, ou Twitter. En une fraction de secondes, les utilisateurs peuvent transmettre leurs propres images à leur entourage, ou à leur communauté. De plus en plus de médias se mettent également à utiliser cet outil, pour une meilleure proximité avec leurs internautes. Des scènes de violences, voire de mort, sont parfois diffusées en direct sur ces réseaux, involontairement ou non. Depuis lundi, trois homicides filmés sont venus s’ajouter à cette liste. Le Figaro revient sur ces événements.

● 14 février 2017 – Deux journalistes dominicains tués en pleine émission

Le directeur d’une radio en République dominicaine et l’un de ses journalistes ont été tués par balles par un inconnu, en pleine émission, ce mardi. Les victimes sont Leonidas Martinez, directeur de la radio 103.5 FM, et Luis Manuel Medina, commentateur du programme d’actualités Milenio caliente. La secrétaire de la station de radio, Dayana Garcia, a été blessée dans l’attaque.

L’émission était retransmise en direct sur Facebook et la vidéo montre Luis Medina en train de lire des informations nationales au micro. On entend ensuite deux tirs au loin mais le journaliste continue son travail encore quelques secondes. Juste avant que la vidéo coupe, il suit d’un regard inquiet une personne qui vient de rentrer dans le studio, qu’on ne voit pas à l’image, et une voix féminine crie «tiros, tiros, tiros» (on tire, on tire, on tire), puis l’écran devient noir. Les employés de la radio ont raconté que l’attaquant a d’abord tué le directeur de la station dans son bureau avant de se diriger à la cabine d’enregistrement pour assassiner le journaliste, puis de tirer sur la secrétaire.

» Lire aussi – République dominicaine: deux journalistes tués en direct

● 14 février 2017 – Un enfant de deux ans meurt dans une fusillade


Lavontay, petit garçon de deux ans, a été tué ce mardi lors d’une fusillade survenue à Chicago. Victime d’une balle perdue, l’enfant était dans une voiture avec sa tante et son compagnon lorsque des coups de feu ont éclaté. Le conducteur du véhicule a été abattu. Il était visé par les tirs et faisait partie d’un gang, selon la police. La tante du garçonnet, enceinte, était en direct sur Facebook lorsque les tirs ont été entendus. «Ils nous tirent dessus», «J’ai une balle dans le ventre», a-t-elle crié. Cette dernière a survécu mais a été grièvement blessée, affirme le quotidien USA Today.

Début janvier, dans la banlieue de Chicago, un homme attaché et bâillonné avait été insulté et frappé par quatre assaillants, une scène montrée dans une vidéo de trente minutes.

» Lire aussi – Chicago: 762 homicides, 12 mois, un record depuis 20 ans

● 13 février 2017 – Agression mortelle sur Facebook en Slovénie

Deux Slovènes ont battu à mort ce lundi l’un de leurs compatriotes, âgé de 26 ans, en direct sur Facebook. L’un est soupçonné d’avoir porté les coups tandis que le second a filmé la scène pendant une vingtaine de minutes. Les images des coups mortels infligés à la victime qui gisait sur le sol, inconsciente, dans un village de l’est de ce petit pays, ont été vues 250.000 fois et ont obtenu quelque 400 «J’aime» sur le réseau social.

Le jeune homme, secouru par la police à l’aube, a succombé à ses blessures quelques heures plus tard à l’hôpital. Les deux auteurs présumés de ces violences, respectivement âgés de 20 et 29 ans, se trouvaient encore sur les lieux de l’agression où ils ont été arrêtés. Selon le journal Dnevnik, un appel anonyme a alerté la police mais plusieurs heures ont été nécessaires pour retirer la vidéo d’internet. Pour le quotidien Slovenske Novice, la victime est «morte sous les yeux de la Slovénie». Deux suspects ont été placés en détention provisoire vingt-quatre heures après le drame.

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