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Nadège Peldetta Golonga, une originalité visuelle du Cameroun!

Nadège Peldetta Golonga © instagram.com/peldetta

Entre études et métier de modèle, la jeune camerounaise d’origine Massa représente à elle seule l’étendard du mannequinat dans la région de l’Extrême-Nord

Le sourire enjoué, l’esprit libre, cette jeune femme au regard ravageur se pâme de plaisir lorsqu’on évoque son métier de modèle. Issue d’une famille assez libérale, cette jeune fille camerounaise d’origine Massa (ethnie venant de l’Extrême-nord du Cameroun) représente à elle seule l’étendard du mannequinat dans sa région. En effet, cette vocation bien que de plus en plus représentée dans certaines zones du pays, voit son expansion disparaître au fur et à mesure que nous nous éloignons de ces zones dites ouvertes. Les m urs s’y mêlant, elle n’aura pas eu besoin de rester à Yagoua, son village natal, pour éclore.

Un job-loisir qui alimente sa passion

Dès son plus jeune âge, Nadège quitte le Cameroun et arrive à Lille en France afin d’y rejoindre sa famille et de poursuivre ses études. Elle décide de se lancer dans cette carrière par un pur hasard des circonstances. Répondant à un simple casting pour la découverte de nouveaux modèles, la belle se voit sollicitée de partout vu son originalité visuelle et sa carrure photogénique qui ne laisserait aucun féru d’art insensible. Lorsque l’on aborde la question de savoir pourquoi elle aurait choisi ce métier, Nadège vous répond aussitôt : « Ce n’est pas un métier pour moi, je le prends pour un Job-Loisir. Je n’ai jamais pensé à faire de ce Job-Loisir qui est devenu une passion, mon métier, car même si certains l’ignorent il s’avère être assez rude parfois ».


Les top-models de race noire n’occupent qu’une infime partie du monde du mannequinat ou de la mode en général. Il est bien vrai que l’on pourrait citer les plus célèbres comme Naomi Campbell, Iman Bowie, Alek Wek ou même Tyra Banks qui ont été mondialement propulsées à travers les médias, ou faisant la une des plus grands magazines de modes (Vogue, Cosmopolitan…). Il ne va pas sans dire que les mannequins noirs de peau n’ont pas leur place dans cette industrie. Par ailleurs, elles se voient quelquefois refoulées via la demande des marques de vêtements entre autres…

« Poser pour moi c’est un art »

Jonglant entre les études et le mannequinat, Pélou (un surnom utilisé par ses proches) suit un programme Erasmus + pour le dernier semestre de sa dernière année de licence à Barcelone, où elle étudie le business-communication et espère finir sa carrière en intégrant un master en management du sport. Mais elle n’omet pas de citer que si le mannequinat devient expansif, elle continuerait certainement dans cette voie. Poser ou défiler pour de grandes marques devient instinctif avec le temps, nous dit-elle de manière subjective. De son agence de modèles à Bruxelles, cette jeune fille aux idéaux remplis espère fortement voir ses s urs africaines monter les marches des plus grands podiums du monde.

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