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Narcisse Ekanga: «Nous avons réussi une grande première pour l’Afrique»

Le camerounais du T P Mazembé qui s’apprête à disputer la finale du Mondial des clubs affiche ses ambitions. Entretien.

Quelles sont les clés du succès du T P Mazembé au Mondial des clubs?
Les clés du succès sont: Le travail, le respect des consignes du coach et surtout la discipline. L’an passé nous avons échoué dans cette même compétition à cause de notre inexpérience. Cette année, avec quelques renforts et en plus du métier, nous sommes plus appliqués tactiquement. Face à Pachuca, les mexicains ont fait un bon début de match, nous avons su tenir bon et sortir la tête de l’eau au bon moment, pour remporter la partie (1-0). Contre les brésiliens de l’International, ils se sont créés plusieurs grosses occasions, sans trouver la faille, grâce surtout à notre portier. Le fait d’être aller à la mi-temps sans prendre de but nous a beaucoup motivé. En jouant avec plus d’audace en deuxième mi-temps, nous avons inscrit deux buts.

Comment allez-vous aborder la finale?
Nous allons préparer très sereinement ce match pour jouer sans pression, dans l’optique de gagner, ce qui sera une grande première pour l’Afrique. En deux matches, nous n’avons pas pris de but ce qui est un grand signe. Pour l’instant, place d’abord aux entrainements. Nous sommes en train de réussir quelque chose de très fort et je suis content d`y contribuer.

Comment êtes-vous arrivé dans le championnat congolais?
Mon parcours au Cameroun est assez long puisque j’ai joué dans de nombreux clubs dont les plus connus sont: Dynamo de Douala, en 2002/2003 et Les Astres de Douala, (2004-2007). Je suis arrivé dans le TP Mazembe à la faveur d’un match de coupe de la CAF en 2007 face aux Astres. Grâce à mes prestations, j’avais été contacté par les dirigeants du TP Mazembe par l’entremise du Pr Joseph Guekam que je salue au passage. Pour l’instant, je suis bien au Congo même si j’attends des lendemains encore meilleurs.

Quelles différences fondamentales y a-t-il entre le championnat du Cameroun et celui de la RDC?


Je ne crois pas qu’il y a une grosse différence de niveau, excepté le fait qu’en RDC le football est comme une religion. Tout le monde se sent concerné, les entreprises et les mécènes mettent suffisant d’argent dans le football. Certes, tous les clubs ne sont pas riches mais la majorité a de quoi payer convenablement les joueurs. Pour que nos clubs retrouvent les sommets du football africain, il faut mettre les moyens et pas seulement la Fécafoot. Il faudrait aussi que les mécènes et les sponsors entre en jeu. Un accent doit être mis sur la formation et les infrastructures. Hors-mis le stade de la Kenga, le FC Lupopo et TP Mazembé, les deux grands clubs de Lubumbashi ont chacun un stade et des terrains d’entraînements. Mieux, il faut être aussi patient car le succès n’arrive pas du jour au lendemain. Il a fallu par exemple plus de 10 ans au TP Mazembe pour atteindre ce niveau et ceci parce qu’on a gardé la même ossature pendant quatre ans.

Est-ce que, quand on est deux fois champion d’Afrique et finaliste de la Coupe du monde des clubs, on a encore des rêves?
Je suis loin d’avoir accompli tous mes rêves. Je n’ai pas encore été international camerounais chez les A (rire). Je suis au service de mon club et disposé à répondre à une quelconque convocation chez les Lions. Mon ambition, c’est de remporter ce Mondial des clubs et, à titre personnel, j’envisage d’embrasser une carrière professionnelle.

Narcisse Ekanga lors du match contre les mexicains de Pachuca

Journalducameroun.com)/n

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