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Prix Ibrahim : Pas de lauréat cette année

Mo Ibrahim, milliardaire soudanais.©Droits réservés

Les récompenses décernées par la fondation Mo Ibrahim depuis 2006 n’ont pas trouvé preneurs. C’était déjà le cas lors de la dernière édition

Le 28 février dernier, la Fondation Mo Ibrahim a annoncé que le Prix pour un leadership d’excellence en Afrique ne serait pas décerné. En fait, le comité n’a pas trouvé à qui l’attribuer. Le Dr Salim dudit comité a déclaré : « Comme je le souligne chaque année, nous avons délibérément placé la barre très haut lors de la création de ce Prix en 2006. Nous reconnaissons et saluons les contributions importantes de nombreux dirigeants africains en faveur d’un changement positif de leur pays. Il reste que le Prix Ibrahim a pour objet de mettre en exergue les dirigeants qui ont démontré un leadership véritablement exceptionnel, ce qui, par définition, est rare. Après des discussions approfondies et mure réflexion, le Comité a décidé de ne pas attribuer le Prix 2016. »

Depuis 2006, la Fondation Mo Ibrahim récompense les anciens chefs d’Etat africains qui, ayant été démocratiquement élus, ont quitté leurs fonctions au cours des trois années écoulées (soit 2013, 2014, 2015 pour le Prix 2016), après avoir exercé leurs mandats conformément aux dispositions de la Constitution. Par ailleurs, le lauréat doit avoir fait preuve d’un leadership exceptionnel. Quatre anciens présidents africains ont déjà reçu cette distinction : Hifikepunye Pohamba (2014), ancien président de la Namibie, Pedro Pires (2011), ancien président du Cap-Vert, Festus Mogae (2008), ancien président du Botswana, et Joaquim Chissano (2007), ancien président du Mozambique. Nelson Mandela a été nommé Lauréat d’honneur lors de la première cérémonie de remise des prix en 2007.


La distinction initiée par la Fondation Mo Ibrahim n’avait pas non plus trouvé preneur en 2015. Pourtant, le Béninois Boni Yayi, le Tunisien Moncef Marzouki, le Nigerian Goodluck Jonathan ou encore le Tanzanien Jakyaa Kikwete répondaient au critère du respect de la Constitution en rapport à la durée de leurs mandats. Seulement, le jury avait estimé qu’ils n’avaient pas fait preuve d’un leadership exceptionnel.

 

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