Politique › Judiciaire

La réponse du barreau à Ben Muna et Claude Assira

Bernard Muna. ©Droits réservés

Le secrétaire de l’Ordre des avocats, mandaté par le bâtonnier, a fait une sortie pour recadrer les deux avocats

« Tout communiqué de presse qui tendrait à méconnaitre ou à remettre en cause les pouvoirs du Conseil de l’Ordre et du Bâtonnier, d’où qu’il vienne, constitue un manquement aux dispositions de la loi organique et du règlement intérieur du barreau, et devrait être considéré comme tel, c’est-à-dire réputé non-écrit », déclare Me Philippe Memong, le secrétaire de l’Ordre des avocats du Cameroun. Mandaté par le bâtonnier, Jackson Ngnie Kamga, il réagit ainsi à la sortie du collectif des avocats chargés de la défense des leaders anglophones détenus dans le cadre de la crise anglophone.

En effet, mardi dernier, Me Muna et Me Assira ont donné un point de presse à Yaoundé pour se désolidariser de la démarche du bâtonnier de l’Ordre qui, dans un communiqué paru le 9 avril dernier, avait annoncé la reprise des activités des avocats des deux régions anglophones pour le 02 mai prochain. Une annonce qui, d’après le collectif, était mal à propos car toute reprise est, d’après lui, conditionné par la libération des détenus de la crise anglophone. Un argument que bat en brèche Philippe Memong, qui écrit « cette libération n’est pas incompatible avec la prise en compte du désir exprimé par la majorité des quelques huit cents avocats des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, de reprendre leurs activités, afin de donner au gouvernement, l’occasion de mettre en œuvre les mesures qu’il a annoncées. C’est pour tenir compte des intérêts de ses deux confrères en détention, et non pas de ceux de toutes les personnes poursuivies devant le Tribunal militaire, que le bâtonnier a mis en place un conclave de vingt avocats des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest.  Nul ne peut contester au bâtonnier, le pouvoir légal et discrétionnaire qu’il a de créer un tel conclave auquel in conférerait des attributions consultatives, voire décisionnelles », écrit Philippe Memong.

L’Ordre des avocats vient ainsi recadrer Me Bernard Muna et Me Claude Assira. Une réunion du conseil consultatif du barreau a été convoquée pour le vendredi 21 avril, pour régler la question au sein de la confrérie.


 

 

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