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Yaoundé : Automobilistes, un peu de tenue!

Un taxi faisant du ramassage sur la chaussée©Droits réservés

Ce dimanche 12 mars, la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la courtoisie au volant. Petit arrêt sur les attitudes inciviques observées sur la voie publique

« Enlève ça de là ». « Tu es sorcier? ». « Fiche le camp dis-donc ». Les répliques ne manquent pas aux automobilistes pour se défendre. A Yaoundé, les conducteurs de taxis, voitures personnelles et autres véhicules de transport vont parfois jusqu’à chercher des injures en-dessous de la ceinture. Il arrive que des mots, on en vienne aux mains. Des scènes récurrentes après un accident, notamment. Chimène se souvient d’une situation qui a dégénéré entre deux conducteurs de taxi à Elig-Essono il  y a trois ans. L’un a tenté de s’en aller sans devoir s’excuser, après avoir égratigner le véhicule de l’autre. Celui-ci n’a pas attendu pour se rendre justice. Il a rattrapé le fuyard, l’a sorti de son taxi et l’a rué de coups. Tous deux ont terminé au commissariat. Il aurait pourtant suffi que le fautif s’excuse.

Autant d’attitudes qui ont justifié qu’on consacre toute une semaine à la courtoisie au volant. Le but n’est pas d’en faire une fête, mais de rappeler aux automobilistes qu’il est important de faire preuve de civisme au volant, ne pas injurier, ne pas crier, faire preuve de respect vis-à-vis de l’autre. Le constant est parti du fait que la conduite automobile cristallise  les tendances les plus animales de nombreux (ses) hommes et femmes civilisé(e)s qui deviennent de véritables mufles dès qu’ils montent dans leur automobile.


En même-temps, il est facile de s’emporter quand on observe des stationnements sur la chaussée, des passages en force sur les trottoirs, des dépassements sur la droite, des violations de sens interdit, des sorties en vitesse de virages ou de voies secondaires, sans parler des klaxons assourdissants à tout-va!  Des attitudes que l’on observe dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala. Pour Jean K., conducteur de taxi dans la ville de Yaoundé, sensibiliser les automobilistes à la courtoisie au volant serait peine perdue. Il faudrait d’abord que les gens « arrêtent d’acheter leur permis ». Ainsi, on aura plus de chauffeurs soucieux du respect du Code de la route. Sinon, on continuera à se faire la gueule sur la route. « Parfois, c’est même celui qui a tort qui commence à t’insulter. On voit de ces choses en route », rigole le chauffeur.

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